Au delà de la satire, les enjeux de cette conférence, qui rassemble des représentants de 190 pays jusqu’au 14 décembre prochain, sont cruciaux.
Tout est à construire pour l’après 2012, avec de nouveaux objectifs de réduction des gaz à effet de serre. Dans son rapport, le GIEC recommande le plafonnement des émissions de dioxyde de carbone avant 2015 et une diminution de 50 à 85 % en dessous des niveaux de 2000 d’ici 2050.
Pour l’instant, le protocole de Kyoto fixe un objectif de réduction de 5% sur la période 2008-2012 par rapport à 1990. Seule l’Europe a réussi à l’honorer en partie. La participation des “nouveaux” pollueurs, Chine, Inde, et la bonne volonté des Etats-Unis, seront un gage de succès. La ratification du protocole de Kyoto, ce matin, par le nouveau premier ministre australien est donc de bon augure.
L’intégration des pays pauvres et en voie de développement à la lutte contre le réchauffement climatique est indispensable à sa réussite. Le cout du réchauffement climatique ne cesse d’augmenter et ce sont les pays les plus pauvres qui en pâtissent. Dans son rapport annuel, le Programme des Nations Unies pour le Développement souligne la nécessité d’allonger la somme allouée au fonds international d’aide à l’adaptation aux changements climatiques, doté de 220 millions de dollars, là où il en faudrait plusieurs milliards.
Dans ce cadre, sera débattue la répartition des financements liés au Mécanisme de Développement Propre, système qui permet aux entreprises occidentales d’investir dans des pays du Sud pour être créditées de la réduction des émissions de CO2 obtenue là-bas. Le MDP bénéficie pour plus de 75% au Brésil, à l’Inde et à la Chine, au détriment de pays moins avancés.
Pour lutter contre la déforestation, responsable de près de 25% des émissions mondiales de carbone, la création d’une taxe est envisagée pour inciter les pays à protéger leurs forêts, sous forme de crédits carbone ou d’un fonds de paiement.
Avec des spécialistes et des acteurs de l’environnement, nous reviendrons sur ces questions au long de la conférence.


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